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Evasion à bord du symbolisme

Une littérature épurée ou apurée ?

Contes, fables et imaginaire

jeudi 8 janvier 2009, par Picospin

Tout le monde sait qu’elle est la capitale de l’Argentine, pays que l’on aime ou déteste, mais qui a le mérite d’exister ce qui ne justifie nullement que l’on se permette de le rayer de la carte du monde comme s’il s’agissait d’une île du Pacifique subitement écroulée comme un volcan éteint dans les profondeurs du Pacifique.

Un pedigree

Cet auteur dont on connait mal le pedigree s’intéresse aux histoires, aux contes et légendes et à leurs ancêtres, les mythes, aux récits, genre littéraire qui se perd non en raison d’une disparition progressive de l’imagination, mais du fait de la fuite des mots vers d’autres horizons où ils sont captés par le langage politique, les termes de la technologie envahissante et les abréviations ou sigles mis à l’honneur par les jeunes générations qui, faute d’expression, utilisent les raccourcis, sinon les onomatopées pour communiquer avec leurs semblables. S’il ne fait guère allusion à ce type de discours, il se réfère abondamment aux grands récits, aux poèmes, aux prêches des entrepreneurs, aux incitations des hommes, — et maintenant de plus en plus — des femmes politiques qui occupent le devant de la scène, non pour raconter ou délivrer des messages, mais pour prendre les escaliers ou les ascenseurs de la méritocratie dont ils attendent récompenses, carrières, pouvoir ou biens matériels plus que documentation par voyages trop brefs et superficiels pour leur apporter la moindre satisfaction intellectuelle ou cognitive et aiguiser la moindre curiosité anthropologique.

Un voyageur

À la rigueur, le voyageur politique, le plénipotentiaire aura-t-il ou elle l’occasion de se frayer un passage au milieu de foules en délire, de protestataires, de manifestants exprimant leur enthousiasme ou leur fureur . En saura-t-il un peu plus pour autant sur la relation humaine, l’heure d’écoute des premières informations de la soirée si chère à notre Président et à ses Ministres, tout récemment obnubilés par la minute à laquelle les chers petits partiront au dodo pour se réveiller après une nuit de récupération auprès d’enseignantes ridées, boursouflées, fatiguées d’avoir à soutenir une jeunesse en déshérence, préoccupée davantage par le iPhone que par l’évasion à bord d’un symbole ? Ce dernier disparait à l’horizon d’un monde vidé du langage, de l’allusion, des images pourtant livrées si abondamment par une publicité aux aguets aux proies, les pauvres clients stimulés à longueur de journée par le besoin de consommer, de jouer, de se divertir.

Pascal

On se demande bien de quoi ? Du sens de la vie aurait répondu Pascal, ce fin penseur qui savait mieux que quiconque de quoi il s’agissait. Pour ne pas laisser la littérature se morfondre dans un coin tristement occupé par Monsieur Gallimard, notre récitant finit par s’attaquer à la quête de pureté dans la société, sans doute pour lui ôter tout charme, toute fantaisie, toute couleur et toute frénésie. On va l’apurer comme on le ferait de comptes, pour lui restituer sa figure sinon ses gènes, vous savez, ces minuscules structures qui se cachent au milieu des noyaux cellulaires pour leur intimer l’ordre de fabriquer éternellement les mêmes configurations. Jusqu’au moment où l’enchainement des liaisons perd la mémoire pour reconstruire, non plus à l’identique mais au chaotique, porteur d’anarchie, de chaos sinon de cancer.