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Au lendemain des exactions nazies, une sensibilisation extrême à l’euthanasie

Polémique en Allemagne sur le suicide assisté

Réactivation des problèmes posés par l’assistance au suicide en Suisse

dimanche 6 juillet 2008, par Picospin

La population estimait que les anciens, du fait de leurs moindres performances, étaient considérés par l’Etat comme indésirables et superflus, et donc moins bien soignés. On disait que des médecins se « débarrassaient » de personnes âgées malades avec des moyens « appropriés », afin de réduire les coûts et d’économiser les médicaments rares. Certaines personnes pensaient que les autorités avaient invité les soignants à ne plus traiter les patients les plus âgés, et à ne plus leur prescrire ni prothèses ni médicaments contingentés comme l’insuline.

On évite de consulter

De ce fait des personnes âgées évitaient d’aller chez le médecin, préférant s’adresser à leur pharmacien ou à un guérisseur alors que d’autres ne se conformaient pas à l’ordonnance de leur médecin par crainte d’être empoisonnées. On évoquait le meurtre des patients des asiles et des hôpitaux dont les cibles privilégiées étaient les personnes âgées qui subiraient les « piqûres de l’Ascension » qui les enverraient dans l’au-delà. La politique d’euthanasie des nazis suscita plus de résignation que de rébellion devant le fait qu’entre janvier 1940 et août 1941, 70 000 pensionnaires d’établissements psychiatriques allemands avaient été systématiquement assassinés dans le cadre d’une institution camouflée sous le nom de T4, meurtre de masse dissimulé administrativement et décrété « secret d’Etat ». C’est Hitler lui-même qui avait rédigé une autorisation formulée volontairement de manière vague, afin de laisser aux experts médicaux et administratifs l’initiative de l’organisation du programme criminel et celle de la détermination des groupes de victimes. La liquidation des malades mentaux n’avait pas ébranlé la loyauté de la population ce qui ouvrit la voie à une expérience décisive pour la mise en œuvre du programme d’extermination des prisonniers des camps, des juifs et des Tziganes. La plupart des parents d’enfants handicapés acceptaient que « la vie de leur enfant soit abrégée sans souffrance » sans qu’ils aient à décider du sort de leur enfant qui pourrait être confié à un médecin. On préconisa en cas d’euthanasie, de renoncer au consentement explicite de la famille, de dissimuler le meurtre du malade et de compter sur le « je-ne-veux-pas-savoir. »

Liquidation des malades mentaux

Transférées d’un établissement à l’autre, afin de rendre plus difficiles les recherches de proches inquiets, puis assassinées dans les centres d’exécution, les victimes furent rapidement incinérées mais le secret du meurtre des malades s’ébruita parmi le personnel des asiles et dans les environs des lieux de mise à mort et lorsque l’évêque de Münster cloua le crime au pilori dans un sermon ce qui incita Hitler à donner un coup d’arrêt au programme d’euthanasie. Les experts en « euthanasie déplacèrent ensuite leur activité vers les camps de concentration des prisonniers – surtout handicapés et juifs – à gazer et les centres d’extermination de Belzec, Sobibor et Treblinka, dont les commandants mirent à profit leur savoir-faire dans le domaine des chambres à gaz pour la destruction des juifs. Après cette période d’obscurantisme, le débat vient d’être relancé à l’occasion du décès de Chantal Sébire à son domicile après avoir relancé le débat sur l’euthanasie. Cet événement intervient 4 ans et demi après l’affaire Humbert et trois ans après la loi sur la fin de vie du député Jean Leonetti, chargé aujourd’hui d’évaluer la mise en oeuvre de ce texte. Peut-on anticiper ou provoquer la mort afin d’abréger les souffrances et/ou l’agonie d’un malade incurable ? En France, l’euthanasie ne figure pas dans le code pénal et est assimilée à un homicide volontaire, un assassinat ou non-assistance à personne en danger. Le terrain est miné, et le dernier engin n’a été planté qu’il y a une semaine. Samedi dernier, l’ancien ministre régional à Hambourg a relancé un débat récurrent sur l’assistance au suicide en annonçant avoir aidé par ses conseils une septuagénaire à mettre fin à ses jours. Cette personne n’était pas mortellement malade, mais surtout paniquée par l’idée de devoir aller dans un hospice de vieillards. Le sujet controversé a été débattu au Bundesrat, la chambre des Länder, avec la volonté de mettre en route une législation pour interdire l’assistance organisée au suicide.

Une interdiction qui se pérennise

L’euthanasie est interdite en Allemagne, six décennies après la fin du régime nazi. L’aide active au suicide est également punie par la loi, mais il existe une zone grise pour la distinguer de l’assistance passive qui ne peut être soumise à des poursuites. Où se situe la limite juridique et morale entre l’arrêt de soins qui permet à un patient de mourir et la mise à disposition de médicaments qui lui permettent d’accomplir lui-même le geste final ? L’apparition de groupes spécialisés, et en rien caritatifs, a relancé le vieux débat il y a environ deux ans. Le principal élément déclencheur a été l’organisation helvétique « Dignitas » qui a attiré l’an dernier près de 70 Allemands désireux de mettre fin à leurs souffrances, parfois dans des conditions sujettes à caution. Ajouté à ce débat de fond qui couve en permanence, l’acte très médiatisé de Roger Kusch a conduit plusieurs Länder à réactiver un projet de loi ensablé depuis deux ans, qui visait précisément à barrer la route à « Dignitas » et à des officines du même genre. Le vote sur le nouveau texte, qui prévoit de punir de trois ans de prison une telle assistance active au suicide, a pourtant été reporté. Les dirigeants des seize régions cherchent à organiser de leur propre aveu une discussion plus dépassionnée q ue ne l’aurait permis l’ambiance actuelle encore sous le coup de l’acte « scandaleux » de Roger Kusch, selon la formule de Kurt Beck, ministre président de Rhénanie-Palatinat et patron du SPD. Présenté par des Länder dirigés par les conservateurs et chrétiens de la CDU-CSU, le projet de loi suscite en effet une série de questions. Il vise ainsi à culpabiliser non seulement toute « association visant à procurer à autrui l’occasion de se suicider » ce qui consisterait à punir non pas un acte, mais une simple intention, mais il veut également frapper les personnes qui « jouent un rôle moral ou économique décisif » dans de telles associations, qu’ils en soient « membres ou non », ce qui, dans l’analyse du professeur de médecine Urban Wiesing, constituerait une « atteinte massive à la liberté d’expression » en permettant, par exemple, de condamner un écrivain dont les œuvres seraient susceptibles d’aider un candidat au suicide à exécuter son projet.

Punir une intention plus que son passage à l’acte

Juridiquement, le Bundesrat ne peut de toute façon que saisir les députés du Bundestag de son éventuel projet de loi. Autant dire que le débat est loin d’être clos. On n’a plus le droit de mourir aujourd’hui, écrivent des internautes à propos de ces problèmes. Moi je ne crois en aucun des 2000 dieux qu’ont inventé les hommes et je désire pouvoir mourir sans souffrir dès que je le souhaite. Une loi nécessaire serait d’obliger les enfants à accueillir leurs parents dans le besoin physique ou financier sous peine de poursuites pour "non assistance à personne en danger", le mouroir étant considéré comme un danger, et avec une menace de poursuites pour "mauvais traitements à vieillards"comme dissuasion, une fois les vieillards accueillis. Maison de retraite ? Maison de mort lente. Avec le vieillissement de la population, ce problème sera le plus grand problème humanitaire que le monde occidentalisé aura à faire face dans la décennie à venir, aussi important que celui de l’énergie. Beaucoup de "vieux" ne veulent pas aller dans ces maisons de retraite où on les infantilise, où on les soigne "bien" : propreté, nourriture, médicaments (souvent beaucoup trop), mais est-ce l’essentiel ? Lorsqu’on les oblige à vivre une vie dont ils ne veulent pas, lorsqu’ils perdent leurs repères, ils ne sont plus chez eux, ils ne sont plus libres, lorsque leur seule compagnie est celle des infirmières débordées, et des autres "vieux", dans un état plus ou moins lamentable. A chacun son choix, que ceux qui trouvent que ces "mouroirs" sont bien, qu’ils puissent y aller (c’est souvent trop cher et cela va manger le maigre héritage qu’ils voulaient laisser à leurs enfants...) mais qu’ils puissent choisir la mort si cette solution est la seule envisageable pour eux, sans recourir aux moyens barbares de pendaison, arme à feu, asphyxie, ou autre...ce qui demande donc une information sur les médicaments à prendre et une ordonnance médicale...Nous demandons une loi de liberté en France et en Europe. Ces remarques sont rédigées par les lecteurs des articles qui rapportent les douloureux problèmes posés par la fin de vie des personnes âgées et des malades en phase terminale d’une maladie grave et mortelle à brève échéance.

Les soins palliatifs : une réponse appropriée ?

Est-ce que les soins palliatifs constituent une réponse suffisante à ces besoins et ces attentes ? En France, 150 000 personnes par an meurent après une maladie longue et incurable et nécessiteraient des soins palliatifs. On dénombre actuellement 122 unités de soins palliatifs et 265 équipes mobiles, avec un total de 1 040 lits d’hospitalisation. Les soins palliatifs et l’accompagnement sont toujours du ressort d’une équipe pluridisciplinaire, comprenant les médecins et l’équipe soignante, des psychologues et des accompagnants bénévoles. Il y a 10-12 lits d’hospitalisation par unité et la durée moyenne du séjour se situe aux alentours de 30 jours. Les soins médicaux et para-médicaux sont pris en charge à 100 %, mais le remboursement des aides-ménagères et des auxiliaires de vie est soumis aux conditions de ressources. Les équipes mobiles en soins palliatifs ont la mission de coordonner l’hospitalisation à domicile avec les intervenants et les conseillers et consultants et de proposer leurs connaissances sur la prise en charge de la fin de vie, de la douleur, de l’inconfort et des contraintes. Elles peuvent intervenir sur la demande des familles ou du médecin dans la perspective d’une meilleurs harmonisation des soins, de l’accompagnement et du soutien physique, moral, psychique et spirituel.

Messages

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