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Confier et se confier ?

La planète révoltée

Quelles garanties de la part des scientifiques ?

dimanche 28 février 2010, par Picospin

Voilà qu’elles s’étendent à une bonne partie de l’univers épargnant pour l’instant notre confortable Europe plus secouée par les évolutions politiques que par celles de la météorologie ou des soubresauts d’un sol fatigué de supporter les constructions aberrantes, les projets délirants ou les exubérances urbaines et architecturales.

Quand un des deux groupes en présence dans ce combat de coq est poursuivi pour malversation et affairisme, l’autre est accusé, preuves à l’appui, de diffuser de fausses nouvelles et d’erreurs coupables. Elles le sont d’autant plus que les honnêtes citoyens de la terre attendent avec impatience, naïveté et confiance le dévoilement de données garanties par la science. Leurs auteurs ont su gagner progressivement, au mérite de leur passé et de leur « résumé », la conviction de leur loyauté, de leur bonne foi auprès du peuple désespéré de constater les ravages infligés à une planète en désarroi et qui appelle au secours pour qu’on la respecte avec retenue, précaution, sagesse et prudence. A-t-elle peur elle aussi de l’homme parvenu à un degré irréversible d’hubris, et qui, disposant désormais de la maitrise de tout, peut se permettre de réduire à rien les espaces où il vit ? Il est à craindre que, faute de croire aux prédictions des hommes, ces derniers n’en viennent à se confier aux dieux comme aux commencements des temps. Ils n’auraient plus qu’à éjecter les monothéismes qui leur ont donné un sens, même si plus tardivement, ils se sont mis à chasser les démons cachés derrière leurs ombres. Qui bénéficie de ces comportements ? Qui peut se targuer de déboulonner de leur socle les effigies vénérées des sages d’Asie ou des précepteurs d’excellence venus des sciences de la terre pour révolutionner la pédagogie, l’éducation, le nouvel enseignement ? La faute est grave parce qu’elle décourage les meilleures intentions. Aucune relation ne saurait s’établir sur des bases excluant la confiance. La confiance renvoie à une attitude générale, rencontrée dans des circonstances multiples, où une personne détermine son comportement sur la base d’un sentiment puis d’un raisonnement. La confiance est la base de toute relation. La recherche, puis l’analyse de preuves peut la renforcer ou au contraire créer un sentiment de méfiance. La confiance est un sentiment initial naturel indispensable, qui trouve son origine dans les premiers instants de la vie. Lors de "sensations" désagréables, la confiance sera remise en cause et demandera de nouvelles preuves. Faire confiance est un apprentissage de la vie : Comment faire confiance à quelqu’un malgré le fait qu’on ait appris de "mauvaises choses" sur lui ? Il faut croire en son propre ressenti. La confiance se gagne à mesure que les relations humaines se tissent. Lorsque je fais ce que je dis et dis ce que je fais, je suis digne de confiance du fait que la vérité approchée, confirmée puis prouvée devient le ciment de la confiance. La confiance favorise l’activité économique, la constitution d’entreprises, l’investissement, la prise de risque. Est-ce que cette dernière est liée davantage à la foi en l’homme, la collectivité, les symboles qu’en un développement de la complexité qui pourrait devenir une sorte de fuite en avant ? Dès lors, la solution pour se dégager de la méfiance ne consisterait-elle pas en une complexification des structures et des fonctionnements sous le prétexte que la garantie en une confiance ne saurait être obtenue que par l’accumulation des entités ayant pouvoir de l’attester sous le regard des autorités chargées d’assurer, de protéger et de veiller.