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De Socrate à Teilhard de Chardin

Ethique et Morale : autres réflexions

Modernité de l’éthique : celle de la finance ?

mercredi 10 février 2010, par Picospin

De ce fait, on l’avait ou on ne l’avait pas ce qui faisait des personnes engagées dans cette discipline, si discipline il y a des gens ayant reçu un don particulier auquel ils étaient étrangers à partir d’un personnage qu’on pouvait aussi prendre pour un créateur ou le Créateur.

Ces croyances et théories ont moins cours actuellement, surtout depuis que la querelle entre créationnisme et évolutionnisme a pris des dimensions planétaires. De ce fait, certains se croient autorisés ou obligés de rejeter l’une ou l’autre de ces catégories d’hommes, de femmes ou de croyants dans le clan des athées, des religieux, des personnes sans foi ni loi pour les expulser des cadres de l’humain comme il y a peu, on l’avait fait envers certaines ethnies impropres à la jouissance de la vie et condamnées à l’enfer éternel comme on l’a réalisé dans les camps de la mort avec les êtres humains indignes de vivre mais seulement destinés à la souffrance, à l’indignité et au mieux à la mort. Pour toutes ces raisons, il est temps de jeter un regard de curiosité et d’apprentissage vers certaines idées, réflexions, philosophies susceptibles de faire progresser notre réflexion sur l’éthique dont la nécessité de prise en compte et d’apprentissage est de plus en plus soulignée dans des secteurs aussi variés que le football, les entreprises, la bourse, les jeux, les loteries et autres activités professionnelles ou ludiques. Dans ces dernières, une certaine organisation sinon discipline est souhaitée sans être requise car son domaine est celui de règles définies et imposées justement parce que l’agir humain y évolue dans le cadre d’un amusement. Ce dernier ne saurait se situer que sous la contrainte librement consentie de règlements consensuellement acceptés parce que déjà éprouvés par de longues pratiques. La soumission à des lois y est d’autant plus nécessaire que malgré la mise en jeu - et à cause d’elles - de sommes d’argent considérables et d’investissements lourds, les participants à ces divertissements comprendraient difficilement qu’ils soient victimes de tricheries, de falsifications, de tromperies ou carrément de fraudes. Pour clarifier le débat, il est tentant de s’adresser à quelques ancêtres parmi les meilleurs, à exhumer en raison de leur passé glorieux sinon reconnu parmi les hommes. Quelques extraits de leurs réflexions et définitions : Morale et Ethique ont un but commun : orienter vers ce qui est bien et dérouter de ce qui est mal.
La morale est l’invitation à l’obéissance à des règles issues de l’éducation (familiale, religieuse civique cultuelle). L’éthique est le résultat de l’engagement personnel qui conduit à déterminer ce qu’il est bien de faire dans une situation donnée. La morale est référence, l’éthique est discernement. La morale interpelle, l’éthique responsabilise. La morale est l’horizon, l’éthique est le chemin. La morale est typiquement le domaine du respect de règles. L’éthique est typiquement le respect des autres (connus, inconnus, futurs). La morale dit la règle et n’a que faire des conséquences, la démarche éthique, au contraire, ne se déconnecte pas de l’utilité des actes. Elle leur donne une dimension supplémentaire. L’Ethique est donc choix, donc liberté. La morale et l’éthique renvoient à la philosophie. En revanche le comportement éthique renvoie au quotidien de l’activité des hommes qui dans leur environnement professionnel ont des responsabilités. Comportement éthique : Ensemble des réactions, attitudes, conduites, objectivement observables, qui auraient pu être autres, et qui sont dignes d’estime car appréciées par des gens de sa culture, réputés pour être habités par des principes moraux, comme étant, à la fois, exemplaires et judicieux. Les comportements deviennent éthiques par la conduite et non par le savoir. Ils ne résultent pas d’une opinion qu’on émet mais des actes qu’on accomplit. L’attention portée à mettre de l’éthique dans ses comportements correspond à un désir personnel d’élévation. Les comportements éthiques sont aux points de rencontre de cinq courants d’influences : 1. Morale, Principes, Education 2. Lois, Règles Normes 3. Mœurs, Environnement, Systèmes 4.Volonté, Motivation, Autodiscipline 5. Formation, Culture, Réflexion. L’enseignement n’est pas toujours constitué de concepts ennuyeux qui font bailler les plus éveillés et endorment les plus vaillants. Pour preuve, cette jolie histoire à propos de Socrate : « Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit : « Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur un ami ? » Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais le faire passer un test, celui des trois passoires. Les trois passoires ? Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il serait bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ? Non, j’en ai seulement entendu parler. Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ? Ah non ! Au contraire. Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il te reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ? Non pas vraiment. Alors conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter, n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? » Me permettez-vous de continuer ou devons-nous, sous peine de fatigue et lassitude arrêter là notre propose ? Je prends la responsabilité de poursuivre mon propos quelques courts instants. Qu’entendons-nous sous le terme de valeur ?
Une valeur est une référence que l’on s’approprie librement pour éclairer ses décisions, et constituer un guide pour orienter ses conduites. C’est une étoile pour inspirer le sens de sa vie. Une valeur s’identifie comme méritant de la considération, suscitant du respect, et se ressent comme idéal à atteindre, spécificité à acquérir et à cultiver. Les choses n’existent vraiment, et ne durent, que lorsque l’on peut les nommer. Dès lors qu’une valeur est nommée, le chemin est plus court pour la faire sienne. Il nous faudrait maintenant définir le mot vertu : C’est une disposition, aptitude, talent, force d’âme, énergie, manière d’être, état d’esprit, permettant ou facilitant la mise en œuvre des valeurs. La démarche éthique est une construction. Les valeurs et les vertus en sont les fondations. Est-ce que cela vous suffit pour aujourd’hui ? Sinon, écrivez-moi pour que je sois incité à extraire d’autres concepts et définitions du corpus des notions d’éthique.

Rubrique littéraire
JP Frésafond signale un article de Francis Bardot sur "L’Esprit de la Matière" selon Teilhard de Chardin
Mardi 2 Février 2010